ŻĄDZA IN PICTURES

Lorsque la musique et l’image racontent la même histoire, ou plutôt quand elles racontent une histoire à deux... Entre le film et le ciné- concert, l’image prend sa place dans la partition, comme un instrument visuel, parfois au centre, parfois invisible ou en filigrane.

Le trio Żądza élargit son line-up en accueillant Pierrick Aubouin, réalisateur et photographe, et se lance dans une aventure en quartet en enrichissant son discours musical d’une partition vidéo. Żądza devient Żądza « in Pictures » et entame une nouvelle quête, celle d’ouvrir un nouveau spectre de perception, en donnant au public accès aux images génératrices de la musique.

Le concert d’1h environ, propose un voyage musical et pictural, comme un hommage vibrant à la mémoire ouvrière de la Manu. Cette composition originale et unique alliant compositions sonores et visuelles s’inspire et puise dans la parole des anciens employés de la Manufacture d’armes de Tulle. Au même titre que les images d’archive, la vie sonore de ce quartier fera partie des matériaux structurels de cette création, les essais de tir qui rivalisaient à l’oreille du voisinage avec les essais de chez Maugein accordéons, le rythme de la grande forge, les bips-bips des fenwicks, la sonnerie de l’usine a midi et le soir...

Sur une musique composée par Nicolas Granelet, interprétée et arrangée par Żądza  et un film de Pierrick Aubouin, Żądza in Pictures vous emmènera dans un voyage plein d’émotions et de sensations.

"Dans une cohésion surprenante et à un rythme soutenu, la partition musicale toute en dentelle et les images se sont confondues sur la scène de l'Empreinte dans une création hybride pleine de liberté. Multi-diffusion, vidéo, mapping , photographies ont composé une palette en 3 D, qui devient presque un instrument musical comme les autres." Dragan Perovic

"Scénographie et musique ne font qu’un. Et cette cohérence, harmonieuse, peut paraître paradoxale quand on songe que ce sont des armes qui étaient produites là. D’ailleurs sons et images n’édulcorent pas cette violence d’arrière plan. Les machines-outils, la puissance des pistons, le rude apprentissage auxquels étaient soumis les apprentis, puis ensuite la lente déliquescence de la MAT, s’introduisent dans les projections et dans le déploiement musical difficile à classer (jazz, musique contemporaine, des chœurs et des accents mélodiques ) riche comme les événements de la vie.

L’inventivité dont ont fait preuve ces artistes est un très bel hommage aux travailleurs de la Manu. Rien de passéiste dans cette création mais un soupçon de nostalgie dans ce « projet qui a beaucoup de sens » comme l’a rappelé la directrice du théâtre, en introduction."  SWAZ

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